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Cinéma

Mercredi 21 mai 2008
C'est un drôle de film.
Et j'invoque plusieurs sens de drôle dans cette phrase.
Je crois que c'est un film d'humour, en tout cas qui fait rire.
Mais c'est un film très sérieux.

Surtout très bien construit. Assez complexe, mais d'une efficacité redoutable.
Peu de grande surprise, mais le scénario est suffisamment bien tissé pour que ça arrive au bon moment.
Et puis il y a l'Inde qui y est superbement montré.

Peut être pourrait on faire mieux, mais difficile de donner plus envie de s'y rendre.
Les personnages sont très bien posés, crédibles, drôles.

Je n'avais pas une grande motivation pour voir ce film, mais c'était une très bonne chose de s'y rendre.
Je vous le conseil vraiment. Il redonne courage, espoir et sourire...
Difficile d'attendre plus.

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Mercredi 23 avril 2008
Pas encore le palmares, mais la conférence de presse annonçant les films de la 61ième sélection de Cannes.



Imaginez, en grande pompe, l'annonce de qui est auditionné(e), retenu(e) ou pas...

Alors, comme d'habitude, beaucoup de classique pour faire le Buzz de l'avant et certainement plein de nouveautés qui feront le buzz du pendant.
Au rang desquels on retrouve l'infatigable Clint pour Changeling et Steven Soderbergh pour un film fleuve sur la vie du Che (d'amérique du Sud, pas de Belfort). Peut être aurons nous une vision un peu moins mièvre du personnage que dans la récente biographie cinématographique.
Et pour parfaire le tableau, le troisième amériqain est Charlie Kaufman. Scénariste de Dans la peau de John Malkovich et Eternal Sunshine of the Spotless Mind (il faut avoir vu ces deux films !!).

Parmi les autres éternels, on retrouve Atom Egoyan et les frères Dardenne ; et surtout, Wim Wenders ! (j'espère que ce n'est pas un documentaire musical !)

Pour les jeunes pousses, on annonce un israelien auteur d'un documentaire d'animation qui se situe dans Beyrouth-Ouest pendant Sabra et Chatila... à suivre.

L'affaire proviendra certainement de la sélection française dont on ne connait qu'une partie avec Arnaud Desplechin (Un conte de Noël), et Philippe Garrel (La Frontière de l'aube). La sélection sera complétée ultérieurement par un troisième film... mystère.

Enfin, on aura droit au dernier Indiana Jones de Steven Spielberg et celui de Woody Allen (Vicky Cristina Barcelona, pas Indiane Jones).

Que de beau monde pour s'en mettre plein les mirettes...
Cette sélection ne semble pas riche en événement, mais il faudra juger sur pièce.

On retiendra le commentaire de Thierry Frémaux (délégué général du festival) à propos de cette édition:
"C'est un festival de début de cycle, qui ouvre un cycle de dix ans. Il épouse les changements du cinéma et essaie d'éviter le repli sur soi."

C'est beau comme du Corneille !

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Lundi 10 mars 2008
De Cédric Klapish.

Je dois avouer que j'adore Klapisch. Mais vraiment. Alors quand j'en vois un j'ai du mal à en penser du mal...
Celui ci est très bien.

Très différents, mais très bien, surtout pour ceux qui aiment Paris.
On a droit a de magnifique vues de la capitale, avec l'oeil de Klapisch.
Celui-ci est très complexe. Peut-être trop. Et en même temps très prévisible.

On sait que ça finira de la manière dont ça finit.
On sait que l'accident de moto va avoir lieu bien avant.

Les acteurs sont excellents, beaux, dans des rôles intelligents.
Ce qui est très bien, c'est la faculté de montrer la psychologie en une scène.
J'ai été bluffé parce qu'elles sont toutes primordiales.

Ce qui m'a déçu, c'est que la réussite de tout fait qu'aucun moment n'est particulièrement fort.
Il n'y a pas de climax, mais comme dans une mégalopole comme celle là, ce qui advient à chacun, son climax personel est effacé par la minuscule nouvelle d'à côté. Du moins on peut le supposer. C'est qui fait le charme et la névrose.

J'aime beaucoup Klapisch, j'aime beaucoup ce film, mais il a le défaut de ses qualités et ce film ne fera pas l'unanimité.

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Samedi 23 février 2008
je n'ai pas encore regardé le détail des résultats, mais je suis assez content de savoir que la graine et le mulet a réussi son pari, bien que je ne l'ai pas encore vu (donc je me garderai d'en parler, quoi que je ne me prive pas d'habitude...)

Et aussi j'aimerai que la  Cotillard nous fasse le casse du siècle.
Mais c'est uniquement pour le principe.

À la place, j'étais à mon atelier de théâtre. Nous avons joué, c'était bien.

Et aulieu de ragarder les résultats ce matin, j'ai préféré dormir, puis lire le canard, puis le dossier de télérama (c'est le côté "fonctionnaire de l'enseignement" de la maison) sur "le cinéma français 10 ans après".
Alors dix ans après quoi ? pas facile de dire puisqu'il ne s'est pas passé grand chose à ce moment là.
Dans dix ans on pourra aumoins titrer : 10 ans après la mort de Bergman..

Mais pour moi, ça fait 10 ans depuis que j'ai passé le bac... et à ce moment là, j'aspirais uniquement à... faire du cinéma. J'ai plus ou moins assayé sérieusement pendant cette décénie et le résultat doit s'imposer... pour le moment c'est un échec. Mais je n'ai pas laché omplètement, j'ai toujours gardé une exigence critique et une affection toute particulière pour ce que je voyais et la manière dont le cinéma se faisait.

À cette époque on disait que la révolution numérique était en marche, il y a même eu une tentative de formalisation avec le dogme, mais finalement, le cinéma numérique n'existe pas. La vidéo, chez les plasticiens, oui, mais dans le cinéma ? vaguement pour des effets spéciaux qu'on peut retrouver dans les divers Astérriixxx ?
Et sur la manière de faire du cinéma en France ?

À la lecture de ce court dossier, je pense que le cinéma français est en train de perdre de sa superbe, pour l'unique raison que les films à moyen budget, que les producteurs ne sont pas sur de rentabiliser, n'existent plus.

Mais on a tous lu ces choses un peu partout sur le déclin d'une exception à la française.
Je crois que l'envie et le besoin de faire mon cinéma, sans autre prétention que de le faire sont en train de me grignoter. J'espère que je trouverai une forme et une façon de me débarrasser de ce sentiment d'insatisfaction.

Et sur cette question, je me dois de rapporter une conversation que j'avais eu il y a 10 ans maintenant, où la personne m'a demandé ce que je voulais pour moi dans 10 ans. Je lui avais répondu avoir fait 3 courts métrages, 1 long et publié 2 livres aux éditions de minuit. Et elle de me demander ce que j'aurais fait si je ne réussissais pas mon pari ? je lui ai dit, et maintenant je me  souviens de la naîveté et de la clairvoyance de ma réponse... "j'aurais fait une thèse".

C'est le cas.
Dont acte.

Le temps de tous les possibles était là, et la différence entre aujourd'hui et il y a dix ans, je la trouve dans ce que j'ai appelé la génération pragmatique. Peut-être une manière de se protéger, de se réfugier. Mais certainement pas un exemple isolé.

Prochaine étape, savoir si le couscous sera sur la table.
(dimanche soir, sur la 2, il y a une soirée Klapish, on peut presque y voir la différence entre le cinéma d'aujourd'hui et d'il y a dix ans !)

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Vendredi 22 février 2008
Si la mome gagne....!

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Vendredi 8 février 2008
film israëien de Eran Kolirin - 1h 26

C'est lhistoire de David contre Goliath. La petite fanfare de la police d'Alexandrie vient en Israel pour participer à l'inauguration du centre culturel arabe d'une petite ville.
Mais si du regards occidental ils ne parraissent pas si différents, qu'il nous semble parler une même langue, finalement le seul moyen de communiquer c'est l'anglais, qu'ils ne maîtrisent pas si bien.

Et au lieu de rejoindre le centre culturel, ils se retrouvent en plein milieu du désert.
Il faut alors attendre  le bus qui ne passera que le lendemain.
Et dans cette ville pauvre et minuscule comment manger et se loger ?

Le resort de ce film fait appel à un sentiment simple qu'on ressent lorsqu'on se trouve en déplacement à  l'étranger. D'une erreur minime on peut en faire tout un drame ou une chance unique.

Les costume sont très drôle, le film tiens bon la route, ne se perd pas en digression et touche à l'essentiell chez chacun de ses personnages. C'est une très belle réussite.

My bloody Valentine....

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Mercredi 6 février 2008
Auf des anderen Seite
film germano-Turc de Fatih Akin - 2h

6 personnages en quête. Chacun la sienne et les histoires fonctionnent sur trois personnages:
Le boureau, la victime et la morte... mais l'histoire ne peut exister sans que le personnage qui doit mourir ne meure et que la victime pardonne au boureau.

Le scénatio marche du tonerre, les acterus sont très bons.
Et le générique de fin une super idée

C'est une histoire sur le métissage culturel germano-turc et sur la rédemption.
On devrait s'attendre à beaucoup de manuichéisme et bien non.
Soutenu par une mise en scène dense, le métissage des histoires elles-memes fonctionne.

J'ai beaucoup aimé ce film, mais regretté que la bande annonce montre quasiment tous les supers plans...

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Mardi 29 janvier 2008
C'est peut-être étrange, mais la vie des autres n'est pas un très bon film...
enfin pour moi .

Politiquement correct, il ne faudrait pas dire ça, mais pourtant, il me semble qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne vraiment pas dans ce film.

D'abord, c'est moche. Je sais que c'est très relatif, mais tout de même, il est possible de faire de beaux plans quelque soit le sujet. Ensuite, tout est prévu d'avance. Presque tout, parce que la grâce de l'art qui tombe en moins de cinq minutes, ça j'aimerai voir ça plus souvent dans la réalité.

Le scénario tiens la route, mais sur pas grand chose, les acteurs sont bons, mais les personnages ne sont pas tous très bien écrit... je ne sais pas, mais au lieu de voir le film de l'année, j'ai vu un bon film de la vague allemande contemporaine qui est intéressante, mais  où il manque ce je ne sais quoi qui transforme la théorie en art...

Bon, bien fait, fallait le voir avant qu'on en parle trop.....

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Jeudi 24 janvier 2008
Ben ça pour un bon film c'est un bon film !
Evidemment, pas dans le sens du poil mais.

Le scénario est une grande réussite. Simple efficace, complexe, (vraiment j'adore)
La lumière de la séquence de nuit, dans la dernière partie du film, est magnifique.
La séquence du repas est une merveille de mise en scène.

Le problème quand on aime un film, c'est de  trouver des superlatifs...

Bon, le cinéma roumain est en pleine mutation, je crois que là où il se passe vraiment des changements. Pas seulement dans la construction de la société, mais dans l'appréhension du monde, et irrémédiablement dans la façon de le capter et de le rendre.

On regrettera le plan sur le foetus... pas forcément très util puisque tout les enjeux sont dans la suggestion et les non dits... mais peut-être faut il savoir sacrifier à la provocation pour ancrer le propos..

nti_bug_fck

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Lundi 31 décembre 2007
Une fille qui nait a la campagne...
Une histoire vraie.
C'est surement ce qui est le plsu violent et touchant, que l'histoire soit vraie.

Elle commence par une femme martyrisée qu'on a retrouvé avec des plumes dans l'anus.

Elle grandit moche et grosse à la campagne, mais en révolte. Ne sachant ni comment être en révolte, ni contre quoi être en révolte, mise à part instinctivement aux coups, à la méchanceté, à la vie qu'on lui fait... elle se débrouille pour survivre ailleur. Ce sera apprentissage dans la boulangeire de la dame qui vient en comionette.

Alors pour se déplacer, elle court, le long de la route qui passe devant la ferme ave tant de camion.
Et puis ca sera la cibie, et le surnom de Betty.

Un soir elle guide un routier qui lui proposera une nuit dans son camion et puis finalement le mariage.
Il s'en suit des enfants, de la maltraitance, des humiliations...

Ca ne sert à rien de raconter Betty, c'est un film d'une très grande sensibilité.
Donc pas le besoin de dire les séquences superbes dans le brouillards, ou la lumière sale qui donne le ton du film. Pas la peine, parce que ce n'est pas possible de rendre compte de tout ce qui se passe , du décalage dans ce qu'il se passe...

Un très beau film, dur.

et on la vue juste pour terminer l'année...

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