je n'ai pas encore regardé le détail des résultats, mais je suis assez content de savoir que la graine et le mulet a réussi son pari, bien que je ne l'ai pas encore vu (donc je me garderai d'en
parler, quoi que je ne me prive pas d'habitude...)
Et aussi j'aimerai que la Cotillard nous fasse le casse du siècle.
Mais c'est uniquement pour le principe.
À la place, j'étais à mon atelier de théâtre. Nous avons joué, c'était bien.
Et aulieu de ragarder les résultats ce matin, j'ai préféré dormir, puis lire le canard, puis le dossier de télérama (c'est le côté "fonctionnaire de l'enseignement" de la maison) sur "le cinéma
français 10 ans après".
Alors dix ans après quoi ? pas facile de dire puisqu'il ne s'est pas passé grand chose à ce moment là.
Dans dix ans on pourra aumoins titrer : 10 ans après la mort de Bergman..
Mais pour moi, ça fait 10 ans depuis que j'ai passé le bac... et à ce moment là, j'aspirais uniquement à... faire du cinéma. J'ai plus ou moins assayé sérieusement pendant cette décénie et le
résultat doit s'imposer... pour le moment c'est un échec. Mais je n'ai pas laché omplètement, j'ai toujours gardé une exigence critique et une affection toute particulière pour ce que je voyais et
la manière dont le cinéma se faisait.
À cette époque on disait que la révolution numérique était en marche, il y a même eu une tentative de formalisation avec le dogme, mais finalement, le cinéma numérique n'existe pas. La vidéo, chez
les plasticiens, oui, mais dans le cinéma ? vaguement pour des effets spéciaux qu'on peut retrouver dans les divers Astérriixxx ?
Et sur la manière de faire du cinéma en France ?
À la lecture de ce court dossier, je pense que le cinéma français est en train de perdre de sa superbe, pour l'unique raison que les films à moyen budget, que les producteurs ne sont pas sur de
rentabiliser, n'existent plus.
Mais on a tous lu ces choses un peu partout sur le déclin d'une exception à la française.
Je crois que l'envie et le besoin de faire mon cinéma, sans autre prétention que de le faire sont en train de me grignoter. J'espère que je trouverai une forme et une façon de me débarrasser de ce
sentiment d'insatisfaction.
Et sur cette question, je me dois de rapporter une conversation que j'avais eu il y a 10 ans maintenant, où la personne m'a demandé ce que je voulais pour moi dans 10 ans. Je lui avais répondu
avoir fait 3 courts métrages, 1 long et publié 2 livres aux éditions de minuit. Et elle de me demander ce que j'aurais fait si je ne réussissais pas mon pari ? je lui ai dit, et maintenant je
me souviens de la naîveté et de la clairvoyance de ma réponse... "j'aurais fait une thèse".
C'est le cas.
Dont acte.
Le temps de tous les possibles était là, et la différence entre aujourd'hui et il y a dix ans, je la trouve dans ce que j'ai appelé la
génération pragmatique. Peut-être une manière de se protéger, de se réfugier. Mais certainement pas un exemple isolé.
Prochaine étape, savoir si le couscous sera sur la table.
(dimanche soir, sur la 2, il y a une soirée Klapish, on peut presque y voir la différence entre le cinéma d'aujourd'hui et d'il y a dix ans !)
En ce qui concerne les flims, ben faut les flimser, fissa, comme les danois du Dogme, c'est toujours faisable et très abordable.
bien le blog!
je reviendrai
t'as vu les voyages minuscules ?