J'ai fait une rencontre du troisième type.
J'ai été auditionné par un KKK.
Bon, il m'était acquis, puisque c'était celui de mon université d'origine (expression consacrée).
Il s'agit de se rendre à l'heure dite sur convocation au lieu sus-indiqué.
Là, on rencontre deux, trois, quatre autres candidats qui ont eu sus indiqué lieu identique et heure similaire.
L'un dira oui, après je reprends le train.
Celui là est dans la course.
L'autre dira c'est ma dernière audition.
Le troisième ne dira rien.
Il faut tenter de parler pour faire passer le temps, jusqu'à ce que le secrétaire ouvre la porte et demande toutes les clés usb avec présentation.
Puis quelques minutes après, il revient en annonçant celui qui passe.
Là c'est l'entrée dans une grande salle noire où les transparents avec nom et affiliation en grande lettre.
Dans les rangs, clairsemés, une quarantaine de personnes sont dans la pénombre. Je reconnais certaines silhouettes.
Là il faut commencer à raconter qui quoi je suis où ce que j'ai fait.
Ils écoutent, du moins dans la pénombre, il me semble qu'ils écoutent sagement.
Puis dix minutes de paroles vite portées pour tout dire, c'est le moment des questions.
Tout est possible: pas de question (ie. au revoir) quelques questions administratives (ie. au revoir), des questions.
Moi j'ai eu droit à la deuxième possibilité. Pas très intéressant.
Ca passe vite et il faut ressortir et retrouver lumière, esprit, et autres candidats.
Le temps d'une cigarette pour se retrouver et c'est le moment de repartir.
Cela continuera la journée, la semaine, puis, ils se réuniront et décident.
Pour cette fois, je n'en suis pas.
C'était ma première rencontre du troisième type, mon KKK étaient sympa, mais tout ceci était vain.
Du moins, tout ceci était joué d'avance pour moi.
Ils me diront certainement qu'il faut patienter, attendre un temps où ce sera moi qu'on cherchera.
Il se peut que jouer le jeu soit trop dur à assumer. Encore une, deux années à se battre ?
Pas sur de pouvoir supporter les règles de ce jeu amer.
Pour le moment, il me reste un deuxième KKK à rencontrer ; de quoi faire des comparaisons.